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10 ans déjà ! 

Cette année nous célébrons les 10 ans de notre petite boutique à Paris Bastille !

Olivia, faisant toujours les bijoux à la main, et notre mère et moi, créant les pièces et prototypes, rien n’a vraiment changé : Voriagh reste une petite marque familiale, avec la différence qu’elle nous apporte enfin de quoi vivre. 

C’est donc avec grande satisfaction que je partage avec vous quelques étapes qui nous ont rendu plus fortes, mais qui nous avaient fait beaucoup souffrir à l’époque.

Cet article est aussi destiné aux créateurs qui se lancent, et qui sont comme nous, confrontés à la dure réalité du quotidien. J’espère qu’il les encouragera dans leur projet !

L’aventure a commencé en 2008, mais le magasin nous a vraiment projeté vers la réalité d’une marque, avec ses grands obstacles et difficultés liés à la modeste taille de notre structure. Sans économies et sans grande connaissance du monde du commerce, nous avons ainsi débuté une aventure passionnante mais très risquée.

Le projet était de tenir un magasin ouvert 6 jours sur 7 tout en continuant à pratiquer notre premier métier : la musique. Étant toutes les deux violonistes nous avions des périodes de travail très intense, suivi de périodes complètement vides. Nous pensions qu’à trois nous arriverions à gérer la création des modèles, le développement ainsi que la communication. Dans ce calcul nous n’avions pas inclus la charge administrative, les aléas d’une boutique au milieu de la place de la Bastille, avec les manifestations, les grèves, les ravalements de façade, les attentats et finalement la pandémie…

Très vite nous avons accumulé les dettes et avions beaucoup de mal à nous concentrer. Le plus grand challenge fut de garder une ligne de conduite esthétiques à la hauteur de nos exigences, en même temps ce fut la seule motivation pour avancer malgré la pression. Progresser, et voir le travail de plus en plus apprécié, nous a longtemps suffit pour tenir le coup. Cela nous a aidé pendant plus de 7 ans. Pendant cette période nous gardions deux occupations car sinon nous aurions dû mettre la clé sous la porte à au moins 5 reprises.

Le plus difficile fut le manque de respect par les différents acteurs envers notre petite structure. Cet obstacle nous a pénalisé sur différents domaines, notamment de la part des fournisseurs qui avaient hélas vu trop de projets s’arrêter et qui avaient perdu la foi. Il fallait sans cesse prouver une sorte de légitimité qui allait bien au-delà du matériel : pendant longtemps nous nous sommes senties comme des imposteurs et étions constamment confrontés à la réussite de marques qui profitaient d’un accompagnement adapté et/ou d’un soutien financier.

Au bout d’un certain temps, rien n’avait de sens, toutes les stratégies avaient été testées, tous les conseils écoutés et appliqués. Rien ne changeait, Voriagh stagnait.

Jusqu’au jour où je me suis rendu compte que je ne faisais qu’écouter des conseils par peur de les rejeter. « On ne peut pas refuser un conseil quand on est en difficulté ». Enfin, c’est ce que je croyais. Nous avons donc décidé que la seule chose qui compte, c’est la beauté et la qualité de nos créations. N’oublions pas qu’en 2011 personne ne s’intéressait à la mode durable et éthique. Le prix était le critère numéro un. Mais nous nous sommes accrochées à nos valeurs. Et c’est là, qu’avec le temps et une volonté artistique résolue, nous avons franchi un autre palier. L’inspiration, la nature, nos connaissances en histoire et nos explorations de nouvelles contrées, tout ça nous a guidé vers les plus belles rencontres et inspirées pour créer les plus belles pièces !

Aujourd’hui nous sommes heureuses, concentrées et épanouies dans notre travail. Les conseils ont laissé la place au silence afin que l’intuition puisse enfin s’exprimer. Il y avait trop de bruit. L’atmosphère unique de Voriagh avait juste besoin de calme pour s’installer dans notre esprit. Aussi, nous ne sommes plus seules, notre équipe a récemment accueillie deux nouvelles recrues : Anastacia et Rama, qui sont désormais les maitresses des lieux à Bastille et qui vous accueillent chaque semaine, du mardi au samedi.

Grâce à vous et vos encouragements, nous avons pu continuer l’aventure jusqu’à ce jour, et nous n’avons pas l’intention d’arrêter. C’est avec le cœur léger que nous avançons aujourd’hui vers de nouvelles aventures…. Cette fois avec détermination et confiance !

Merci à vous pour votre soutien. Nous espérons que vous aillez envie de nous suivre pour la suite.

10 years - already!

This year we are celebrating the 10th anniversary of our little boutique in Paris Bastille!

Olivia, still making the jewelry by hand, and our mother and I, designing and sewing the prototypes, nothing has really changed: Voriagh remains a small family brand, with the difference that it finally brings us a living.

It is therefore with great satisfaction that I share with you some steps that made us stronger but made us suffer a lot at the time.

This article is also intended for creators who are just starting out, and who are - like us - confronted with the harsh reality of everyday life. I hope it will encourage them in their project!

The adventure began in 2008, but the store really brought us towards the reality of a brand, with its great obstacles and difficulties linked to the modest size of our structure.

Without savings and without real knowledge of the world of commerce, we thus started an exciting but very risky adventure.

The project was to keep the store open 6 days a week while continuing to practice our primary job: music. Being both violinists we had times of very intense work, followed by completely empty periods. We thought that being three we could handle the design, development, and communication. In these plans, we had not included the administrative burden, the vagaries of a shop in a central place of Paris like Place de la Bastille, with demonstrations, strikes, construction sites, terrorist attacks and eventually the pandemic ... Very quickly, we accumulated debts and had a hard time to focus on the main tasks. The greatest challenge was to keep being up to our aesthetic line of conduct, at the same time it was the only motivation to move forward despite the pressure. Progressing, and seeing the work more and more appreciated, was enough for us to hold on. It has helped us for over 7 years. During this period, we kept two jobs because otherwise we would have gone out of business at least 5 times.

The most difficult thing was the lack of respect we experienced because of our small structure. This obstacle penalized us in various areas, especially the suppliers, who unfortunately had seen too many businesses shut down and had lost confidence. We had to constantly prove a kind of legitimacy well beyond the material involved: for a long time, we felt like impostors and were constantly confronted with the success of brands that would take advantage of appropriate advice and / or financial support.

After a while, nothing made sense, all strategies had been tested, all advice heard and applied. Nothing changed, Voriagh was stagnant.

Until one day, when I realized that I was just heeding an advice for fear of rejecting it. “You cannot refuse advice when you are in difficulty”. Well, that's what I thought. So, we decided that the only thing that mattered was the beauty and the quality of our designs. Let’s not forget that in 2011 nobody was interested in sustainable and ethical fashion. Price was the number one criterion. But we stuck to our values. And this is the point where - with time and a resolute artistic will - we took another step forward. Inspiration, nature, our knowledge of history and our explorations of new lands, all of this guided us to the most beautiful encounters and inspired us to create the most beautiful pieces!

Today we are happy, focused and fulfilled in our work. The advice was replaced by silence so that intuition could finally be expressed. There was too much noise. Voriagh's unique atmosphere just needed some calm to settle in our minds. Also, we are no longer alone, our team recently welcomed two new recruits: Anastacia and Rama, who are now the hosts of the shop and welcome you every week, from Tuesday to Saturday.

Thanks to you and your encouragement, we were able to continue the adventure until today, and we have no intention to stop. Now we lightheartedly move forward on new adventures…. This time with determination and confidence!

Thank you for your support. We hope you want to follow us for the future.  

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Photo Julie Chiang

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Photos Marion Dunyach

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Photos Ugne Henriko with Migle Palkeviciute and Elenah Krukonyte

Découvrez les merveilleuses photos que Alexandra Bochkareva, la célèbre photographe russe, a réalisé avec nos pièces en dentelle : 3 pièces que nous avons décidé de relancer pour célébrer les 10 ans de Voriagh et de son style d’origine, légèrement gothique !

Alexandra a commencé son travail peu de temps après nous, elle s’est faite connaître grâce aux photos avec des renards et autres animaux magnifiques, issus de refuges. Découvrez son travail en cliquant ici : https://www.alexandrabochkareva.com/

Discover the wonderful photos that Alexandra Bochkareva, the famous Russian photographer, took with our lace pieces: 3 designs that we have decided to relaunch to celebrate 10 years of Voriagh and its original, slightly Gothic style!

Alexandra started her work shortly after us, she became known through the photos with foxes and other beautiful shelter animals. Discover her work by clicking here: https://www.alexandrabochkareva.com/

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